Anna Dyomène

21 février 2007

Un regard de Lorelei

Jeter un dernier regard sur la tour

Solide... si solide...

Jeter un caillou dans le fleuve

Visage livide

Sur le rocher, un geste d'amour...

Petite fille candide

Encore, surmonter l'épreuve

Mais lucide

Appel des vagues, compte à rebours

Irrésistible

Besoin de faire peau neuve

Pas insensible

Partir d'ici pour toujours

Regard humide

 


regard201

Peur du vide
E
nvie limpide
U
ltra liquide
R
ien de solide

« Dernier regard... » dis-tu?
Mais tu ne les as jamais vus.
Un « Au revoir » oseras-tu?

Une larme acide
Adieu sordide


Posté par Anna Dyomene à 17:32 -


15 février 2007

Une dernière danse

autre_musique

Il s'asseyait là... posait ses doigts sur quelques touches blanches... quelques notes au hasard, l'air absent. Il la cherchait des yeux, perdue dans le vague de son horizon. Inspiration quand elle reprend son souffle... son regard suivait les courbes des objets épars dans le champ de ses visions... et les notes se perdaient dans son vide.

Sur la terrasse, elle entendait les premiers sons s'envoler par la fenêtre, esquissait un sourire et fermait le livre de ses pensées. Elle étirait  alors ses bras recherchant l'élasticité du corps, se cambrait tandis que ses pieds nus se posaient sur le sol, goûtant sa chaleur. Elle se levait, souple et féline.

Leurs regards se croisaient quand elle entrait dans la pièce. Ses doigts exploraient un rythme au tempo lent... vibration de cordes martelées doucement. Elle fermait les yeux cherchant sur quel mouvement il voulait la faire onduler. Harmonie sur le fil, à l'unisson, sa silhouette faisait corps à la musique.

Son regard ne se détachait des lignes qu'elle traçait de son corps. Pendant que ses doigts couraient sur le piano, les jambes dessinaient des cercles au rythme d'ondulations musicales, dans la mouvance de hanches sinueuses.

Dans son délire créateur, ses doigts s'agitaient soudain d'exigences sur le piano. Il martelait violemment le clavier, subjugué par les mouvements exaltés qui s'étiraient à l'outrance. Les notes jaillissaient à la volée traversant les fibres musculaires soumises à l'épreuve de la flamme de ses notes acérées. Parcourus d'une transe insondable, ils ne sentaient plus que chaque note les affaiblissait l'un pour l'autre.

Quelques dernières notes tombent de ses doigts exténués percutant une dernière fois l'organe de ses vibrations intérieures. La dernière... sur le sol... elle s'effondre.

Le piano se meurt de solitude... il ne veut plus jouer, il croit avoir tout donné... les notes ne feront plus leur entrée... et elle...brisée a déjà quitté la pièce.

musique

Joue...
Joue encore...
Non, nous ne jouerons plus ensemble.


Posté par Anna Dyomene à 21:14 -
12 février 2007

Ouadjet... la verte

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, je vous présente.... Ouadjet... la verte

ouadjet_la_verte

esprit de l'eau... latence des sens... inconscience...

Ouadjet est une vieille amie, on se connaît depuis toujours... inséparables. Elle est plutôt discrète, sur sa branche... au milieu des feuilles qui la dissimulent, elle ne cherche ni  les ennuis, ni les ennemis... ni même les amis.  Elle se repose...

Ouadjet est très attachée à son arbre. Elle fait corps avec lui et vibre à chaque souffle de vent dans les feuilles. Elle s'enroule autour des branches et glisse le long de chaque nervure de l'écorce... Silencieuse, elle observe l'oiseau qui s'approche, les mouvements sournois d'ailes qui virevoltent, les sifflements stériles d'un serin agaçant.

Ouadjet, comme tout serpent qui se respecte est très sensible aux vibrations... c'est viscéral... Elle fixe sans sourciller le charmeur, mais de ce chahut lassée, elle sent ses maxillaires s'agiter. Son corps se tord et sa peau se plisse... l'oiseau sans cervelle a tort de s'acharner. Elle le persifle, sentant l'agacement s'intensifier. Il ferait mieux de se méfier.

ouadjet_la_rouge

Ouadjet la verte porte un autre nom... la rouge...quand le feu sort de sa bouche..

Son corps alors prend parfois l'aspect d'une femme à tête de lionne.


Posté par Anna Dyomene à 20:56 -
09 février 2007

Retour

retour

 


Le retour d'un malheur déjà annoncé...
A ma table ce midi... une vipère tirera sa langue
Trois jours et trois nuits... l'hypocrisie m'étrangle
Elle et son crapaud embrassé... pas même transformé.
Mon miroir s'est fendu quand il les a vus... il ne sait pas mentir.
Ma marmite est en train de bouillir...

Posté par Anna Dyomene à 10:11 -
08 février 2007

le borgne

regard

ton oeil m'enferme dans cette histoire, prison glacée de barreaux engeoleurs
ma nudité toujours emprisonnée dans des amours diluviennes aux bras enjôleurs

ton oeil te trompe

ton oeil s'attache à des détails de toi seul visibles, qui te brisent le coeur
ton regard s'égare et je m'attache à te tromper, des jeux qui m'écoeurent

ton regard hagard

ton oeil est aveugle mais croit voir, il n'entend rien, sourd à l'amour
mais pas muet il se tait, en silence surveille, mes regards de velours

ton regard est lourd

ton oeil s'abreuve à la source des soupçons et veut du jeu la maîtrise
il contrôle mes moindres gestes et me surprend de ces traîtrises

ton oeil est dictateur

 

vague_vue


dans ton oeil, toujours mon corps se jetant dans les vagues

ton oeil divague

Posté par Anna Dyomene à 23:51 -




06 février 2007

Le couple... notion impossible

    Déjà lu ça quelque part

    couple018

    R - Oh mon amour... on s'aimera toujours...
    I -  On aura une maison?
    R - Oui, avec des murs solides qui nous protégeront...
    I - Et des fenêtres avec des rideaux à fleurs... ce sera l'été toute l'année
    R - J'installerai un gros chauffage... au gaz... c'est mieux que l'électrique...
    I - Et une cuisine équipée?
    R - Tu es gourmande... petite cochonne... oui, une cuisine rien que pour toi... et on s'aimera dans des coins insensés, de la cave au grenier...
    I - Arrête... que vont dire les voisins? Tu es fou... j'aime


            B - Que veux tu? Je te donnerai tout
            A - du soleil, de l'eau, du sable...
            B - Et pourquoi pas la lune?
            A - Du vent aussi, je veux le sentir sur ma peau, toujours
    .
            B - Tu es cruelle
           A - Non, innocente
            B - Fatale

            A - Qui es-tu pour me juger?


Posté par Anna Dyomene à 20:50 -
03 février 2007

De source... s'écoule

coelho

Les mots ont fracassé les parois de fragilités et pourtant, impression singulière, mon coeur n'a pas cherché à se protéger de mes éclats. Les sensations qui m'éclaboussent me semblent salvatrices. Pas de supplication, le coeur ne veut plus se recroqueviller au fond du corps et l'esprit sourit à la satisfaction générale. Enfin, les trois semblent s'être réunis et s'entendre.
L'impression de fond ressemble à de la sérénité empreinte de gaieté. Ce n'est pas de l'euphorie... Comment vous dire ce qui train de m'envahir?
Magie de l'instant ou impression durable??
Laisser « décanter », écrivait Théo dans un commentaire... on verra plus clair dans quelques jours...

 

et les mots de Paulo Coelho... qui coulent de source... jouvence... des lignes qui bercent, comme des bras, apaisantes et ouvertes.

« Le mal, ce n'est pas ce qui entre dans la bouche de l'homme. Le mal est dans ce qui en sort. »
De boire, le jeune homme commençait à se sentir tout à fait bien. Mais, l'Alchimiste lui faisait un peu peur. Ils allèrent s'asseoir à l'extérieur de la tente, à contempler le clair de lune, qui faisait pâlir les étoiles.
« Bois et prends un peu de bon temps » dit l'Alchimiste notant que le jeune homme devenait plus gai. « Repose toi, comme se repose un guerrier avant d'aller au combat. Mais n'oublie pas que ton coeur est là où se trouve ton trésor. Et que ton trésor doit absolument être trouvé pour que tout ce que tu as découvert en chemin puisse avoir un sens »

hydro_008

Posté par Anna Dyomene à 21:22 -
31 janvier 2007

Sur le coeur

Parce qu'il faudra bien passer par là...

sur_le_coeur_1Ses maudits mots ont fait écho, rebondissant sur les sensibilités claustrées.  Bien sûr, l'amour est toujours là et je l'enferme à double tour, cadenas sur mes propres chaînes. A l'intérieur, mes éléments se déchaînent et s'affrontent... coeur séquestré dans les défenses érigées par la raison.
Mes désirs s'acharnent pendant que mon coeur se décharne mais le corps ne lui rendra pas son âme. Un peu plus clair chaque jour...


sur_le_coeur_2Une main  se tend  aimantée par la chaleur du corps quand l'autre protège le coeur. Le désir passe à côté de l'organe fermé de peur de l'ouvrir, la clef jetée dans un océan lacrymal, où se noient les erreurs et les culpabilités. Et la peur de replonger? Oui, sans doute.
Mais la raison a tort... forcément tort... elle apprend la méfiance.
Si mon passé siège en mon sein, je ne peux pas rester confinée dans mon histoire


sur_le_coeur_3Faire le deuil de cette histoire sans enterrer l'amour et enfin tendre les deux mains à la chaleur de ce coeur. Offrir la fragilité profonde, les bras ouverts, protéger les secrets de mon jardin, mais abandonner la nudité du coeur... en délicatesse, comme un écrin de velours qui s'ouvre sur l'amour


Posté par Anna Dyomene à 21:31 -
28 janvier 2007

Dagyde de fumée

Petite dagyde de fumée... magie blanche pour ensorceler tes pensées
Opalescence... éveil des sens comme une volute légère au visage pale.
Une voile de silence qui encercle l'âme égarée, aspirée telle une bouffée
Évanescence... empreinte envoûtante perdue dans une dimension cérébrale

fum_e

 

L'esprit s'élève au large du vide, frontière où nos pensées s'envolent et se croisent... je m'attache à vos regards qui m'envahissent, fantômes dans mes insomnies.

Comme dans la délicatesse de l'opium je plonge dans la légèreté qui parfume le scandale des sensualités dévoilées de nos mondes intérieurs. Une envie irrésistible de voluptés mystérieuses et insaisissables tournoie dans la transparence énigmatique et fantasmée de nos mots dévoilés.

Sous l'emprise d'une arcane dont vous gardez précieusement le secret, je reviens à vous, inexorablement, droguée de vos pensées, poupée de fumée qu'on ne peut exorciser...

fum_e2

Théo interdisant notre expression chez lui ( :o)) ... c'est un commentaire perdu qui s'évanouit ici...


 

Posté par Anna Dyomene à 19:36 -
26 janvier 2007

Tensions

tension__lectrique

Les composants du circuit sont fragiles. Les frottements et frictions accélèrent le mouvement des particules tandis que les mots s'électrisent en courants triphasés.
Les batteries se chargent alors que les câbles se tendent, les fusibles pètent et font sauter les plombs. Jolie coupure.

 

On tire le fil que l'on soude à la va-vite dans une partie de dominos à l'équilibre fluctuant.   Les particules se chargent à nouveau d'ions négatifs et circulent pourtant dans le sens conventionnel du courant. L'influx électrique court sur le fil et la tension monte.
Alternatif... le courant passe... ou pas.

 

Les deux charges de nature opposée s'attirent dans un jeu d'ondes magnétiques entre leurs énergies statiques. La décharge électrique s'accompagne d'étincelles qui jaillissent au contact des corps en ignition. Sur le potentiomètre, les résistances brûlent et l'arc de la courbe se cabre dans un éclair de lumière, tandis que le potentiel des masses tombe à la terre dans une prise électrique.
Dans une onde plasmique, les corps se laissent emporter par la foudre.

tension

« L'amour provoque les tensions. Le sexe les apaise » Woody Allen


Posté par Anna Dyomene à 17:59 -
24 janvier 2007

Phoenix

envol_Aloredelam
Peinture volée en sept'2006 dans le coffre aux trésors de Lambi

L'oiseau a déployé une nouvelle fois ses ailes de feu pour rejoindre l'Oeil du Soleil.  Mes yeux d'Eau ont suivi son envol, calcinant encore et encore les chimères englouties dans mes profondeurs. Mais la flamme dans le ciel toujours brûlante n'enfièvre plus mes désirs telluriques de fusion de corps contraires... seule une inextinguible soif de chaleur dans les rayons froids d'un soleil se couchant sur une mer d'hiver.
L'eau s'est consumée en ébullition des sens et refuse maintenant de s'éteindre.
L'oiseau réfugié sur son saule pleure car il a ravivé les charbons ardents qui éclairent soudain le gouffre dans lequel nous plongeons, aveuglés par l'abîme qui nous brûle.

 

Braises de ton regard bleu, tu m'incendies en rafales, bourrasques attisant les flammes, mettant le feu aux poudres. Ton feu me glace et ma flamme me dévore.

en_flamme

Posté par Anna Dyomene à 20:13 -
21 janvier 2007

La tour d'orgueil


Les yeux, les lèvres et l'arrondi du visage.

Un baiser qui se pose sur la paupière dans un regard qui s'évade

Les bras, les hanches et le ventre volage

Des étreintes et la douleur d'amours non éteintes qui gambade

Du cul, du sexe et des désirs sans ambages

C'est à la pointe de la bite que la qualité du roman se dégrade.

Les rires, les pleurs, comme les cris de rage.

Ravageurs, ils éclatent, transpercent, craquellent en saccades

Les pensées, les espoirs et les idées sages

Remue-ménage, les pauvres méninges ravagent derrière la façade.

Les métaphores, les paraboles et les images.

Les moindres mots se fardent, en touloulous font la parade.

tour

J'ai empilé une par une toutes les pierres de ce blog... des mots sans queue ni tête, amoncelés têtes bêches, en vrac dans cet édifice sans charpente. Une tour monstrueuse s'est élevée, odieuse et belle de toute ma pauvre humanité... cette tour où toutes les langues se parlent, où tous les maux se mélangent...

J'ai observé cette tour informe, repoussant farouchement le désir grandissant de l'exploser pour finalement entrer dans ce beffroi immonde de mon orgueil... Dans un mouvement de vanité à peine dissimulé, j'ai relu un à un tous les mots, cachés dans ses entrailles... tous ces mots que VOUS m'avez offerts... pour RIEN.

RIEN entre nous que ces mots que l'on s'offre. Je suis montée en haut de cette tour de RIENS que vous m'avez abandonnés ici et j'ai été prise de vertige devant tous ces RIENS qui m'emplissaient le corps. J'avoue... j'ai eu peur de cette sensation de vide qui m'unit à vous... envie de briser le mur de ce vide qui nous sépare, et détruire l'édifice sans plus jamais revenir sur les lieux...

Et si la tour s'élève encore ce soir, c'est parce que vos mots n'ont pas de prix, qu'ils se sont posés là, désintéressés, sans autre attente que celle éventuelle d'un retour... rien que des mots, dont la valeur est inestimable. Je ne suis pas prête à payer le prix de leur anéantissement.

VOUS êtes le ciment de ma tour, vous l'avez solidifiée... je ne peux plus la faire tomber.


Posté par Anna Dyomene à 19:03 -
12 janvier 2007

Blog en pause à durée indéterminée

pause1

Je me sens légère de toutes les tensions qui m'animaient ces derniers jours... envolées... comme l'avion qui repartira d'ici quelques heures.

Et pourtant, ma plume est lourde. Les mots ont pris du plomb dans l'aile, ici, rendant l'envol impossible.
De disparition en disparition, de condescendance en consternation, à force de maladresses, de malentendus, d'atteintes à la pudeur, à la confiance... je n'ai plus envie.

Mes maux, désirs et envies vont se cacher un peu, et c'est loin de vos regards que mes mots vont se répandre.
J'ai besoin de repos, de recul.

Je reviendrai sûrement... plus tard... quand mes mots n'auront plus de poids.
A bientôt

sommeil

Posté par Anna Dyomene à 17:18 -
09 janvier 2007

Fargotopia

can_not_be_displayed

Il y avait du rouge, du noir... des lèvres pulpeuses... les galères de Cléo... des amours inoubliables... quelques regrets... l'envie d'en finir...des enfants charmantes... une baby sitter... Janis Joplin... les baisers de Marie... des cicatrices béantes... un père... ta gueule!... la mienne aussi, sans doute.
Un confessionnal... et des aveux inutiles...
Y'avait un chien aussi... j'allais l'oublier cette saleté de cabot... et des potes comme on en a tous et qu'on préférerait parfois ne pas avoir... des soirées où il fait meilleur boire que penser...
une nénette qui faisait un truc pas possible avec sa langue... et puis... tellement plus.

Des envolées de mots incroyables et des métaphores abracadabrantesques... des formules de mots magiques.
L'envie de comprendre ses mystères... mais je ne me suis jamais abandonnée aux commentaires chez lui, je ne comprenais pas ce qu'il en attendait.

Et puis... plus rien.


Posté par Anna Dyomene à 23:54 -
07 janvier 2007

Demain... meurtrissure avant l'heure.

demain

Jadis je pensais que demain était loin et que j'aurais le temps de m'apaiser. J'ai fui hier pour oublier demain. Demain finirait bien par arriver, je le savais pourtant.
Les secondes glissent à toute vitesse vers ce demain que je redoute depuis des semaines.
Dans le ventre du temps, je ne peux m'extraire à ce demain que j'appréhende, à ce demain qui me ronge les nerfs et me bouffe le présent.


Demain... je sais... tu sais... il sait...

Demain mon regard se lèvera à nouveau sur l'Orient. J'aimerais pouvoir cacher mon visage pour qu'il ne me trahisse... et voiler mon regard pour qu'ils ne se croisent. Cesser d'exister... le temps que demain durera.

Demain dès l'aube...

voile


Posté par Anna Dyomene à 21:11 -
05 janvier 2007

Sur l'oreiller...

sur_l_oreiller

On se confie et les mots dansent.
Des confidences sans résistance.
Une autre chance à la confiance.

Je lève le voile sur ma tristesse.
Et tu me parles de ta détresse.
D'autres barrières qu'on abaisse.

Mes absences te blessent
Tes maladresses me laissent sans défense.
Sur mes errances pas de promesse
Un autre silence que j'encaisse.

Mon attirance pour l'ivresse
La sagesse de tes croyances
Apparaissent toutes nos divergences
Toutes tes exigences m'oppressent.

Ta sécheresse me fait violence
Des larmes rances se déversent

On perce la souffrance...
Tristesse

entre_nous

Posté par Anna Dyomene à 20:51 -
03 janvier 2007

D'ombre et de lumière

mains_103


Les formes s'estompent dans l'épaisseur de mes ténèbres et s'évanouit mon désir obsessionnel de lumière sur ma part obscure. Les mains cherchent l'ombre du corps dans la lumière sombre du coeur, exploration d'une chaleur vermeille... au bout des doigts, à fleur du grain de peau qu'ils effleurent.



mains_101



Filtre sur mes émotions. Sourire ineffable de la captive qui ouvre les jambes à son geôlier, ténébreux détenteur provisoire d'un corps qui s'ouvre. La peine... la peine n'est pas mortelle. Le bourreau du corps joue du désir de la victime consentante.
Soupirs




mains_102




Dédain de son sexe qui s'enfonce inflexible dans les abysses d'un pécher éblouissant. Le soir est tombé dans notre lit. Crépuscule sur l'amour dans la clarté vénérienne et maladive de son regard qui brille de ses noires répugnances sur une relation renversée par la raison... toujours obscure.


 


Éteins la lumière, s'il te plaît... éteins
Éteins et prends-moi.


Posté par Anna Dyomene à 14:23 -
01 janvier 2007

Voeux cyniques

Slobodan, Augusto, Saddam... Mauvaise année pour les tyrans....
Grand cru classé dans le désordre... restent qui ?
Bush, Olmert, Poutine, Ahmadinejad, Bagosora, El-Béchir, Ben Laden, Omar, Abdallah... j'en passe...
En Chine et Corée du Nord, c'est quoi leurs petits noms?  Benoît XVI... crime contre l'huma lui aussi?

Quel est le C. qui a dit que les meilleurs partaient toujours les premiers?

versus2

Barbary, Cartea Negra, Tsunami, Enola Gay, Kamikaze, Valkiries, Fatwah, Globalization, Police brutality, Death row, Guernica, Dolly clone, Snuff films, Cannibalism, Les Racines du Mal, Shoa, Big Brother, BZ, Tchernobyl, Anthrax, Hooligans, Apartheid, Klu Klux Klan, Taliban, Mafia, Land mines, Pollution, Famine, Torture, Xenophobe, Pandemonium, Oil Spills, Electric chair, Alcatraz, Attila, Mercenaries, Radioactivity, Colateral loss, Universal, Cut throats, War, Murder, Jezabel, Bethlehem, Apocalypse, Madness, Rape, Cataclysm, Samsary, BSE, Barbary, Bombs, Torpedos, Nuclear, Traffic jams, Schizophrenic, Concentration camps, Heartless, Prestige, Zyklon B, Napalm, Vicious, Debris...

Lullaby, Fairy Tales, Spiritual, Harmonies, Maternal, Honey, Poetry, Feathers, Meditation,
Avalokitechvara, Peace, Caress, Honesty, Muse, Magnifica-ing, Relief, Gardian Angel
, Cain and Abel, Birth, Death, Essence, Camouflage, Natural, Clonage, Aphrodite, Attila, Gandhi, Generals, Tenderness

Versus

Combat, Paramilitary, Clonee, Refugee Camps, Chains and Guns, Whips and pain, Identifies, Immolation, Attacks, Carpet Bombs, Biological, Chemical, Genocide, Amputees, Catastrophes, Crualty, Dictator, Insane, Victims, Poverty, Heartbreak, Factories, OGM, Handcuffs, Horrid traps, Massacres, Lapidation, Four Quarters, Hell on Earth, Homeless, Fire, Blaze, Jezabel, Barbary, Destroy, Futile, Despair, Cataclysm, NRA, Uranium, BSE, Bombs, Tropedos, Nuclear, Traffic Jams, Schizophrenic, Concentration Camps, Heartless, Prestige, Zyklon B, Napalm, Vicious, White Hate...


versus

J'ai donné mes 50 € aux Restos du Coeur... je me sens plus légère...

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2007.


Posté par Anna Dyomene à 13:01 -
28 décembre 2006

Hier

Dans le grand salon... le parquet usé... souliers cirés
Les meubles poussés... poussière soulevée... les rires s'élèvent
Les mains se tendent... les doigts se touchent... les mains se prennent
Les corps s'attendent... les bouches s'entrouvrent... les cordes vibrent
Le cristal des verres qui tintent... le cristal des voix qui montent
Les voix se cherchent, résonnent, s'accordent
Les sourires au coin des lèvres des bouches qui chantent
La musique emporte les voix, les voix ondulent, les corps balancent
Les voix transportent les corps. Les mains se tirent.
Les corps s'emportent.
La ronde inonde et l'espace tourne.
La musique accélère et les corps se perdent en tournant

La musique s'arrête, les coeurs palpitent et les rires éclatent.
La magie a opéré. Dans la grande salle, papiers dorés.
C'était...
Hier

Noel_hier

Les corps ont disparu et leurs esprits tournoient encore autour de moi.


Posté par Anna Dyomene à 22:17 -
21 décembre 2006

Petit chant d'enfant

1 ... 2 ... 3 ... Dans sa hotte en bois...

         4 ... 5 ... 6 ... Il y a des surprises ...

                     7 ... 8 ... 9 ... Et des joujoux tout neufs...

                              10 ... 11 ... 12... Du bonheur pour tous ...

 

noel

 

Le traineau est chargé...

C'est reparti.

Joyeuses Fêtes de Noël à tous

A bientôt

 

Posté par Anna Dyomene à 20:43 -